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Traversée des voies : attention danger!

Par rédaction infolignes

Marcher sur les voies ou leurs abords n'est pas sans risques et représente même un vrai danger

« Ne descendez pas sur les voies à moins d'y avoir été autorisé ». Cette campagne de la SNCF n'est pas du tout anodine. Régulièrement des personnes sont aperçues marchant sur les rails sans aucune conscience du danger qu'elles courent.
Souvent, ce sont des enfants qui par jeu se baladent sur les voies, particulièrement les week-ends, le mercredi, ou encore pendant les vacances scolaires. Mais il arrive aussi qu'un voyageur, voulant gagner du temps, traverse les voies en gare afin de monter plus vite à bord de son train. Ou encore que d'autres choisissent de descendre de leur train arrêté en pleine ligne afin d'arriver plus rapidement à destination, ou tout simplement de prendre l'air en attendant qu'il reparte ou soit dépanné. Plus rarement, les voies peuvent aussi être occupées par des manifestants.

3 km pour arrêter un TGV

Dans tous les cas de figure, il existe un réel danger : celui d'être happé ou heurté par un train. « Ce n'est pas parce qu'on ne voit pas le train qu'il n'y a pas de danger », explique Philippe Herbert, permanent voyageur au Centre National des Opérations. « C'est comme sur un passage piéton, quand on traverse le danger peut surgir à n'importe quel moment. Sauf qu'un train ne s'arrête pas aussi rapidement qu'une voiture ! ». En effet, il faut plus de trois kilomètres pour stopper un TGV lancé à 300 km/h, et près d'un kilomètre et demi pour un Corail circulant à 160 km/h. « Les jeunes ont souvent le sentiment d'avoir le temps de dégager la voie mais malheureusement un train arrive très vite ».
En général, c'est le conducteur qui signale la présence de personnes sur ou aux abords des voies. En fonction du danger, les agents sur place décident d'interrompre les circulations ou ordonnent aux trains dans le secteur de rouler à vitesse réduite. Et si cela est nécessaire, les gendarmes interviennent pour interpeller ces personnes au plus vite. Les conséquences sur le trafic sont variables, avec des retards allant de 10 à 30 minutes environ si le trafic est seulement ralenti, et jusqu'à 2 heures en cas d'accident grave.

Grande campagne de prévention

Pour éviter que des personnes se retrouvent sur le réseau ferré, la SNCF multiplie les mises en garde, à l'aide de panneaux signalant le danger et l'interdiction de traverser les voies, la meilleure protection restant aujourd'hui les clôtures le long des voies. Elles sont déjà présentes sur l'ensemble des Lignes à Grande Vitesse ou à proximité des zones urbaines. « Mais la pose de clôtures sur toutes les lignes est impossible : ce serait beaucoup trop onéreux et surtout très long » puisqu'il y a plus de 24 000 kilomètres de voies à couvrir ! explique Philippe Herbert. Une autre solution : la prévention. Une grande campagne d'explication des dangers a donc été lancée auprès des jeunes dans les écoles. Dans certains cas, la SNCF peut aller jusqu'à porter plainte contre les personnes ayant entravé le trafic. Une procédure qui vise à estimer les dommages matériels et financiers, mais aussi à dissuader.
Malgré tout, les accidents sont toujours trop nombreux et le plus grand nombre se produit sur des passages à niveau, pris en chicane ou dont les barrières sont forcées. La SNCF a donc décidé de mettre en place sur plusieurs années un grand plan de prévention. Il vise à protéger les passages les plus risqués et à expliquer le danger de traverser les voies sans respecter la signalisation ou les interdictions.



Mise à jour le 10/01/2013

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