Reportages
Les projections de glace
Par rédaction infolignes
Les secrets de la conduite TGV sous la neige.
« Pare-brise étoilé ». C'est le signal donné à la radio par le conducteur d'une rame TGV après qu'un bloc de glace a endommagé son pare-brise. Un phénomène violent qui se produit avec la neige.
Le TGV, victime de sa vitesse
Au passage d'un train, la vitesse soulève la neige et la chasse vers l'avant, l'arrière et les côtés. La neige peut aussi s'accumuler sous la motrice ou les voitures du train et se solidifier en blocs. L'appel d'air provoqué par le croisement de deux rames TGV lancées à grande vitesse détache les blocs qui endommagent le matériel.
Lorsqu'un train est touché, le conducteur signale le dommage au poste d'aiguillage le plus proche. Selon l'état des lieux, fourni par le conducteur, les prescriptions sont appliquées sur une distance déterminée et la vitesse réduite à 220 ou 230 km/h selon les lignes. Le risque de projections de glace disparaît complètement à 160 km/h.
Des dommages exclusivement matériels

Le risque de projections de glace est désormais bien connu. Il est donc pris en compte dès la conception des rames TGV. Toutes les vitres sont équipées de double vitrage épais de 5cm. Pour une étanchéité optimale, une pellicule plastique sépare le vitrage extérieur et intérieur. Lors de l'impact d'une projection de glace, la partie intérieure n'est jamais atteinte car protégée par le film plastique. Seule la partie extérieure est endommagée. Dans tous les cas, les dégâts ne sont que matériels.
Les conducteurs sont également attentifs à ce phénomène et immédiatement avertis des situations à risques. Pour les voyageurs, l'effet de surprise est garanti lorsque la glace est projetée avec force sur les vitres d'une voiture TGV.
Mise à jour le 10/12/2012